Aventure à cheval : voyage en Patagonie, Argentine 



    Mon Facebook                 

LA VIE DES GAUCHOS DU NORD DE LA PATAGONIE


Le gaucho de Patagonie et ses chevres

A flanc de montagne, le long de ses canyons, au bord de ses ruisseaux, les cowboys argentins pratiquent l'élevage de bétail depuis des siècles. L’isolement caractérise leur style de vie. Au fil des obstacles (confrontation avec un système qui ne s’adapte pas à leur condition, évolution galopante qui rend tout obsolète jusqu’aux traditions les plus anciennes), les gauchos savent avec certitude d’où ils viennent, mais ignorent où ils vont.

La principale ressource des gauchos est l’élevage, parfois elle est complémentée par la vente de ses produits dérivés : fromage, lasso, tissage, etc. En conséquence des changements climatiques, le manque d’eau et donc de pâturages a forcé un grand nombre de familles à réduire drastiquement la taille de leurs troupeaux ; car, les campos au sol appauvri ne peuvent nourrir qu’un certain quota d’herbivores. De plus – et ce à cause d’une succession de politiques inadaptées, au fil des générations de représentants corrompus, des décennies d’injustices perpétrées contre les populations rurales et indigènes – trop d’éleveurs ont dû céder face à la pression des temps modernes, à l’accaparement des terres de leurs ancêtres.
 
Car, voyez-vous, le pétrole compte bien plus que quelques têtes de bétail, le soja vaut bien plus que d’épars champs de blé, les minéraux extraits de la montagne se vendent très bien à l’étranger… tout cela au détriment d’une population autochtone qui ne dispose que de peu d’armes pour se défendre, que peu de voix pour attaquer. Aussi le SOLIECOL s’est-il fixé pour objectif de promouvoir notre mode de vie, de « publiciter » nos traditions. En nous ouvrant au monde, nous lui montrons et transmettons notre culture, tandis qu’il nous enseigne les outils pour lutter. En choisissant de nous rendre visite, vous nous aidez à communiquer, à partager nos idées.
Gauchos en route vers le volcan TromenCouple de paysans en PatagonieGaucha devant le corralGaucho de Patagonie et le plat typique























Mesa Campesina del Norte Neuquino



Mouvement National Paysan et Indigene
Ci-dessous les revendications des centaines de familles paysannes et indigènes alliées au sein des organisations de défense de la culture gaucha.

La fédération paysanne du nord de la province de Neuquén, membre du mouvement national paysan et indigène appelle à :
 
·        Connaitre et partager les lignes politiques de notre organisation pour défendre la VIE RURALE.·        
Promouvoir dans tous les territoires la loi nationale de frein aux délocalisations, présentée en novembre 2011 au congrès national pour garantir la permanence et les droits de possession de ceux qui travaillent et produisent la terre où ils vivent.
 
·         Défendre la lutte paysanne aux cótés des compagnons qui résistent aux délocalisations et violences des pouvoirs politique, économique et judiciaire.
 
·        Continuer avec les mesures et prescriptions acquises, pour cela nous avons besoin de plus d’appui politique et des fonds pour payer les avocats et les professionnels agréés.
 
·        Augmenter la production en vue de la souveraineté alimentaire, avec des projets prolifiques qui augmentent la qualité et la quantité de produits, reconnaissant le paysan comme un sujet fondamental de l’économie locale.
 
·        Défendre les empreintes historiques de transhumance au moyen de la loi 1934, tout en étant disposé à fournir les informations indispensables à la réglementation de cette loi. Les terres en conflit doivent être rendues à leurs propriétaires légitimes bien qu’elles aient été vendues sous couvert de corruption.
 
Ceci est notre réforme agraire intégrale !
Pas un mètre de plus, la terre est à nous !
 
Défense de la vie paysanne en Patagonie Lutte paysanne dans le nord de la Patagonie Rassemblement des paysans de Patagonie


Logo de la Fédération paysanne du nord Neuquén, Patagonie argentine
La Fédération paysanne lutte pour le respect du tryptique traditionnel :
EAU, TERRE et TRAVAIL pour TOUS ! 
Cent-vingt familles constituent cette organisation, indépendante de tout parti politique, institution et religion. Le travail est orienté dans 5 directions : 
Production et commercialisation
Terre et eau
Organisation
Communication
Jeunes
L'activité principale de la vie paysanne est l'élevage transhumant, c’est-à-dire un campo d’hiver, un autre d’été et un chemin de transhumance qui relie les deux. Cet élevage est principalement caprin, bien que les vaches, les moutons et les chevaux soient une part importante de l’activité productive locale. Dans les cas où il existe des sources d’eau stables, l'agriculture permet la production de céréales (blé, maïs), de plantes fourragères (luzerne), d’arbres fruitiers, tous destinés à la consommation familiale et à la commercialisation des excédents.
Historiquement, les institutions gouvernementales nous considèrent comme des habitants ruraux pauvres qui développent une activité de subsistance non-réglementée et sans titre de propriété. La gestion des territoires dans notre province entraine un pourcentage des plus éloquents : 60% des exploitations les plus petites représentent seulement 0.6% de la superficie provinciale. En effet, depuis des décennies, les petits paysans sont les victimes de politiques de développement massif (pétrole, monocultures). La distribution inégale (et souvent illégale) des terres contribue à nous expulser des campos et devient un soutien idéologique et politique au processus d’appropriation, complétant l’accaparement des terres mis en œuvre depuis la conquête du désert.
Gauchos lors de la transhumance, Patagonie argentine
Site développé et mis à jour avec le Système G